SAINT DENIS – CESSY

Saint Denis
Denis de Paris, Dionysius en latin, dénommé dans toute la Chrétienté médiévale saint Denis, est le premier évêque de Paris. La cité se nomme alors Lutetia.
Venu d’Italie peu avant 250 après J.-C., Saint Denis est chargé avec six compagnons d’évangéliser le territoire du Royaume de France, dénommé les Gaules. Dans les premières légendes, Denis, oncle de Pancrace, évêque de Rome devenu saint Pancrace, a pris la place médiévale d’apôtre des Gaules. Saint Denis fonde au cours de son apostolat plusieurs églises en France, avant d’être martyrisé avec Rustique et Éleuthère, deux de ses compagnons, vers 250 à Montmartre (mons Martyrum). Des versions tardives proposent une persécution sous Valérien en 258, sur l’île de la Cité. On fête la saint Denis le 9 octobre. (source : wikipédia)

Histoire de l’église Saint Denis de Cessy
L’église de Cessy est mentionnée dès le début du 9ème siècle dans une charte de l’empereur Lothaire.
En 1091, Guy, évêque de Genève donne aux religieux bénédictins, résidant à Cessy, l’église du village qui est placée sous le vocable de Saint Denis, patronage confirmé par l’empereur Frédéric Barberousse le 16 novembre 1184.
Après avoir été plusieurs fois remanié, le chœur actuel était la chapelle du monastère. Un immense terrain entourait celui-ci et les moines percevaient la dîme de la paroisse qui s’élevait en 1190 à 400 livres.
La nef est de construction plus récente.
Au 15ème siècle, l’église possédait deux chapelles latérales. L’une, Saint Théodule, appartenait à la famille Forestier. L’autre, Notre Dame, appartenait à la famille Tavernier. L’église passa dans les mains des réformés et les protestants y célébrèrent le culte pendant plusieurs décennies. Le 5 février 1609, la religion catholique fut rétablie dans l’église de Cessy. Louis XIII et François de Sale se montrèrent énergiques pour le rétablissement de la foi catholique. Le 20 juillet 1754, la nef fut détruite par un incendie. Le mur nord fut sauvé et quelques années après, la nef fut reconstruite provisoirement.
En 1853, on décida de reconstruire le clocher et les façades de la nef furent refaites. Les six fenêtres de la nef y étaient alors « irrégulièrement espacées ». Claude Regard de Gex était l’architecte et Louis Quinat de Gex, l’entrepreneur. La commune reçut un don de 1500 francs de la famille Rouph de Varicourt pour aider au financement. En 1973, d’importants travaux sont effectués dans le chœur, à l’initiative de l’abbé Georges Guiffray. Les murs et la voute sont mis à nu et laissent apparaitre la pierre et le tuf.
L’éclairage est refait, le chauffage installé et le sol recouvert de briques rouges. Les jeunes du village ont grandement travaillé dans léglise sous la responsabilité de la commission d’Art Sacré et de l’entreprise Barberot de Bourg-en-Bresse. Le financement a été assuré par la vente d’une maison paroissiale.
En 1975, le plancher de la nef a été remplacé par un carrelage (toujours avec l’aide des jeunes) et le mobilier fut changé.
(Sources et remerciements : M. Jean Cadoux, membre de la commission culture du Groupement Paroissial de Cessy, décédé en décembre 2011. Pour la rédaction de ce chapitre, Jean Cadoux a consulté les archives départementales, les archives de la ville de Genève, les écrits de Jacques-Paul Dubreuil et « les histoires politique et religieuse du Pays de Gex » de Joseph Brossard).